Wagner, mon semblable, mon frère!


Charles Baudelaire, Naissance de la musique moderne. Richard Wagner et Tannhäuser à Paris.

Notes et postface par Christophe Salaün, Mille et une nuits, février 2013.


En janvier et février 1860, le compositeur
allemand Richard Wagner, alors peu connu du public français, donne une série de trois concerts au Théâtre-Italien, salle Ventadour, à Paris. Au programme, essentiellement des fragments de ses opéras : Le Vaisseau fantôme, Tannhäuser, Lohengrin, Tristan et Isolde… Si les concerts obtiennent un succès public, la critique musicale est presque unanime pour condamner cette prétendue « musique de l’avenir ».

De ce moment date l’engagement de Charles Baudelaire en faveur de Wagner. Le 17 février 1860, le poète écrit au compositeur une lettre dans laquelle il lui témoigne son admiration la plus ardente.

Grâce à l’influence à la cour de Napoléon III de la princesse Pauline de Metternich, épouse de l’ambassadeur d’Autriche-Hongrie à Paris, Wagner obtient que Tannhäuser soit créé l’année suivante à l’Opéra. La première a lieu le 13 mars 1861, en présence du couple impérial et d’un public prestigieux, composé de tout ce que Paris compte de gens importants dans le monde de la politique et des arts. Sous l’effet de la fronde des abonnés du Jockey-Club et des opposants à l’empereur, la représentation tourne au désastre : les chanteurs et l’orchestre sont hués, Wagner est pris à partie et insulté. Le lendemain, la presse musicale accable le compositeur de commentaires assassins. Le 23 mars, après la troisième représentation à laquelle il avait préféré ne pas assister, Wagner prend, contre l’avis de ses amis, la douloureuse décision de retirer Tannhäuser de l’affiche.

Le 1er avril paraît dans la Revue Européenne une défense magistrale rédigée par Baudelaire, titrée « Richard Wagner et Tannhäuser à Paris »…



Lire la postface : «Mon semblable, mon frère»

 

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© Christophe salaün

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